La semaine dernière, la police de la Californie a dû venir en aide à un automobiliste, James Sikes, conduisant une Toyota qui affirmait que la pédale d’accélérateur était coincée et qu’il ne pouvait pas s’arrêter. ”Terrifié, le conducteur n’aurait pas réussi à arrêter le véhicule, qui aurait dépassé les 145 km/h et dégageait une odeur de brûlé.”
Depuis, les autorités ont mis en doute la véracité du témoignagede M. Sikes. “L’agence de la sécurité routière américaine (NHTSA) n’a « rien trouvé » pour expliquer le problème que prétend avoir rencontré un conducteur d’une Toyota Prius le 8 mars dernier.”
J’ai donc décidé d’aller jeter un coup d’oeil à l’entrevue de M. Sikes, donnée quelques moments après son incident (voir la vidéo plus bas).
Tout d’abord, M. Sikes bouge beaucoup. Regardez ses épaules, surtout dans le premier segment de l’entrevue. Il a peut-être froid, mais c’est aussi une réaction du système nerveux lorsque l’on est soumis à un stress important. C’est certain qu’il ne doit pas être habitué à donner des entrevues, mais c’est aussi possible qu’il ne soit pas totalement honnête.
De plus, et c’est frappant, il ne regarde JAMAIS les caméras ou les journalistes dans les yeux. Il regarde soit à l’extérieur, et surtout en bas. C’est un signe habituellement qu’il n’a pas tellement confiance en ce qu’il dit.
Finalement, lors d’un moment aussi tragique (on peut dire, je pense, que de rouler sur une autoroute dans une auto qui ne veut s’arrêter est marquant), une personne normale va démontrer des indices de relâchement du stress lorsque c’est fini, tel que le fait de frotter ses mains avec une partie de son corps, comme le cou, la tête, et aussi exhalter de l’air avec sa bouche (d’une façon exagérée). On n’y voit rien de cela.
Disons que c’est louche..

Après sept années comme joueur de poker professionnel, la publication d'un livre, et après avoir peaufiné mes qualités d’observateur autour de la table de poker et dans le milieu des affaires, on peut dire que l'étude du comportement humain fait depuis longtemps partie de ma vie. L'analyse du non-verbal est une habileté que j'ai dû développer, dans les tranchées, puisque durant toutes ces années, c'est avec ça que je payais mon loyer! :-)